Réunions du Conseil Municipal

Compte-rendus – Année 2011

  Réunion du 2 novembre (1ère partie) 2011

  Réunion du 2 novembre (2ème partie) 2011

  Réunion du 01 Août 2011

  Réunion du 17 Juin 2011

  Réunion du 12 Avril 2011

  Réunion du 22 Février 2011

Compte-rendus – Année 2010

  Réunion du 10 Décembre 2010

  Réunion du 9 Novembre 2010

  Réunion du 14 Septembre 2010

  Réunion du 25 Mai 2010

  Réunion du 13 Avril 2010

Collectivités Territoriales

Services Publiques

Services de l’Etat dans l’Allier

Chemins en liberté

Bien se comporter dans les milieux naturels

Les milieux naturels sont fragiles

Ils doivent être respectés par les différents usagers.
Automobilistes, motards, promeneurs, chaque comportement peut avoir un impact sur l’équilibre des milieux et la survie des espèces menacées.
Cette page est consacrée aux règles de bonnes conduites à respecter.
Faites-en bon usage !

Code de bonne conduite du randonneur motorisé

Pour une pratique en toute sécurité …

Si toute manifestation sportive de compétition est soumise à autorisation préfectorale, l’organisation d’une randonnée motorisée n’est soumise à aucune autorisation, mais à une déclaration préalable à la Préfecture, pour un groupe supérieur à 19 véhicules.

Je roule responsable dans le respect de la légalité et en toute sécurité

  • Je respecte en tous points le code de la route et le code rural.
  • Je roule avec un véhicule homologué et assuré.
  • Je prends contact avec les services municipaux pour définir le tracé et m’assurer de sa praticabilité.
  • J’adapte ma vitesse en fonction des lieux traversés et des usagers croisés (je coupe le moteur lors de rencontres avec des cavaliers ou des animaux).
  • Je respecte les arrêtés réglementaires et autres dispositifs de signalisation.
  • Je me munis du matériel de premier secours, d’orientation, et de communication.
  • J’informe les services municipaux de tout problème de sécurité rencontré lors de la randonnée.

Je roule responsable, soucieux du respect de l’environnement et du patrimoine naturel

  • Je me renseigne auprès des services municipaux de la proximité d’un site d’intérêt écologique.
  • Je ne circule pas dans les cours d’eau, (j’utilise les passages à gué existants) et je recherche les passerelles.
  • Je m’abstiens en toutes circonstances d’effrayer ou harceler les animaux, qu’il s’agisse d’animaux isolés, d’un troupeau ou de gibier.
  • Je réduis mon allure et marque éventuellement l’arrêt aussi longtemps qu’il le faut pour garantir la quiétude.
  • Je varie les itinéraires et évite les passages répétitifs.
  • Comme tous les randonneurs : je ramasse mes déchets, ne fais pas de feux.
  • Je veille au bon entretien de mon véhicule, ce qui permet de limiter surconsommation, pollution et bruit.
  • Je suis toujours le plus discret possible lors de mon passage.

Je roule responsable, en cohabitant harmonieusement avec les autres usagers

  • Tous les types de randonnées ont droit de cité à Saint-Genest.
  • Tous les usagers doivent y être respectés.

Je roule responsable, avec une bonne attitude et dans le respect des autres

  • Je respecte les itinéraires déjà balisés pour d’autres usages (pédestre, équestres, VTT…) : « Si tu veux être respecté, respecte les autres ! »
  • Je suis courtois avec les autres usagers et les riverains.
  • Je laisse la priorité aux véhicules professionnels (engins agricoles, forestiers…).
  • Je prends en considération les manifestations locales.
  • Je participe à des opérations d’ouverture, de restauration et d’entretien des chemins.
  • Je respecte les équipements existants : clôtures, balisage, …

Circulation des véhicules à moteur dans les espaces naturels

La pratique des sports motorisés est très en vogue. La vente de 4 x 4, de quads et autres véhicules spécialement équipés pour circuler hors piste ne cesse de croître.

Or, la circulation des véhicules à moteur, en dehors des voies ouvertes à la circulation publique, cause des dommages aux milieux naturels (altération des habitats naturels), à la faune (dérangement, modification du comportement) et à la flore dont nous devons stopper la régulière dégradation.

Elle est aussi source de danger (risques d’accident) et de nuisances pour d’autres catégories d’usagers (marcheurs, cavaliers, cyclistes) et de dégradations de pistes et de chemins (érosion).

Histoire de Saint-Genest

Cette commune du val de Cher jouit d’une situation remarquable : un plateau culminant à 420 mètres au lieu-dit la Mallerée (au sud-est du bourg actuel) et s’abaissant jusqu’à la vallée du Cher, fortement encaissée en ces lieux (223 mètres d’altitude). Outre le Cher, les limites de l’ancienne paroisse sont en partie naturelles : ruisseau du Maréchal en bordure nord-est, ruisseau de l’Ours au sud. Le peuplement antique semble restreint, et c’est seulement à l’époque mérovingienne que l’on trouve une population autour d’un lieu de culte implanté au VIIIe siécle par les moines de l’abbaye de Menat.

Le vieux bourg et son église

Autrefois, nos ancêtres recherchaient, pour la construction de leurs bourgs, des sites défensifs en des lieux escarpés d’où l’on pouvait facilement surveiller les alentours. Tel est le cas pour le vieux bourg bde Saint-Genest, implanté sur un éperon rocheux dominant de plus de 80 mètres la vallée, profondément encaissée et toute en méandres à cet endroit – site sauvage, pittoresque, facile à aménager en vue de la défense et de la surveillance de la vallée du Cher.

L’examen de la topographie laisse penser que ce remarquable éperon a pu être facilement clos…
«On voit là un habitat très bien défendu autour de son église rustique et de son cimetière.» (Maurice Piboule, La Combraille.)

C’est en 1213 que l’on trouve pour la première fois mentionnée dans les textes, la vieille église dédiée à sancti Genesti (saint Genest ou Genis), possession de l’abbaye de Menat. Toutefois, selon certains auteurs (M. Fournier), l’implantation du bourg pourrait être plus ancienne, le patronage de saint Genest étant souvent l’indication de sites mérovingiens.

Selon la tradition, Genest, soldat de la milice impériale romaine, aurait vécu vers l’an 300. La légende dit que, pourchassé et tentant de traverser le Rhône à la nage, les flots se seraient écartés pour lui permettre de franchir le fleuve à pied sec. «Le choix de saint Genest indique bien qu’il est ici protecteur d’un gué (au débouché du chemin descendant de Lignerolles) et qu’il a pu y avoir un poste fortifié de surveillance de ce gué. Le saint était aussi invoqué pour les personnes en péril d’être noyées, ce qui n’était pas rare dans cette haute vallée du Cher.» (Maurice Piboule, op. cité)

Il subsiste quelques vestiges de la vieille église romane, située à l’heure actuelle sur une propriété privée. Elle se composait d’une nef terminée par une abside en hémicycle ; un clocher-pignon à deux baies, perpendiculaire à la nef en son milieu, surmontait le tout.L’élément le mieux conservé, la façade ouest, donne une idée de l’ensemble, dont l’aspect extérieur devait être fort plaisant. Décrivant le sixième panneau du polyptique de Notre-Dame de Montluçon, oeuvre de la fin du XVe siècle, Paul Dupieux, dans son livre La Province du Bourbonnais, note: «Le tombeau de Marie se détache dans un site ravissant de la vallée du Cher. On voit à droite une vieille église romane qui, avec son campanile carré, ressemble étrangement à celle de Saint-Genest.»

Au temps des seigneurs

Deux fiefs se partageaient le territoire de Saint-Genest

La seigneurie de Gouttières, en possession de Thomas Brandon de Combraille. On peut citer deux faits marquants. Tout d’abord, au cours de la guerre de Cent Ans, le chevalier Guillaume Brandon de Combraille est tué à la bataille d’Azincourt. Ensuite, «la rivalité entre les seigneurs de Molissou [Montluçon] et les Brandon était légendaire, sous le prétexte d’une rente dont le sire de Gouttières jouissait sur le château de Montluçon». (D’après Garmy.)

La seigneurie de la Mallerée, dont Saint-Genest fait partie depuis le XIIIe siècle. Le village a prospéré : en 1569, on dénombre 38 feux, soit 225 habitants. Le fief de la Mallerée est alors détenu par la famille Cordeboeuf-Beauvergier. Les dalles funéraires retrouvées dans l’église du vieux bourg datent de cette époque. La plus petite est anonyme, ne comportant qu’une croix sculptée et un blason. La plus importante, d’une masse de 800 kilos, recouvrait la sépulture de Louise de Léontoing-Montgon, épouse de Bénigne, seigneur de Beauvergier, la Mallerée et la Faye. Celui-ci, qui participait à la guerre du Piemont lors du conflit opposant Henri II et Charles-Quint, blessé d’un coup d’épée, décéda le 5 février 1552 à Cavignan (Italie). Sa compagne lui survécut quelques années, puisque la dalle recouvrant sa sépulture porte la date de 1566. Une croix bien conservée et sculptée sur les trois quarts de la longueur, ainsi que le blason de la famille Léontoing-Montgon ornent d’autre part cette pierre tombale.

Au XVIIIe siècle, la paroisse du vieux bourg semble encore vivante : on dénombre 400 habitants en 1686 et, en 1704, les registres paroissiaux font ressortir 209 communions célébrées ; enfin, de grandes réparations sont éxécutées en 1710. Cependant, à la veille de la Révolution, il semble que le vieux bourg ait perdu une partie de sa population au profit du hameau de Busseuille, dans une zone moins accidentée et plus accessible.

Saint-Genest se déplace

Au XIXème siècle, les considérations stratégiques ayant conduit au développement du Vieux Bourg ne comptent plus et le choix d’un bourg-centre est lié davantage à la proximité des routes. C’est ainsi que le nouveau Saint-Genest, avec son église et sa mairie, va s’établir à quelque 200 mètres de la route Montluçon-Evaux sur la rive droite du Cher, à 10 kilomètres de Montluçon.

Durant la décennie 1870-1880, la commune a vendu la vieille église à deux agriculteurs de la commune. La somme retirée de cette vente a permis de financer partiellement la construction du nouveau bourg (église, école, mairie).

La vieille église de Saint-Genest a, depuis lors, servi de dépendance agricole et de bergerie. Elle tombe peu à peu en ruine. En 1946, sa toiture disparaît, les tuiles serviront à recouvrir les maisons voisines daont la toiture a été détruite par un orage de grêle. Enfin, le reste de la charpente disparaît à son tour en 1990, à la suite d’un incendie.

Le nouveau bourg, longtemps squelettique, se développe depuis quelques années. La rénovation de la mairie, la construction d’une salle des fêtes et l’implantation d’un lotissement témoignent de sa vitalité et du dynamisme des édiles locaux.

Jacques BROSSET – “En passant par la Combraille”